Les premiers résultats de l'élection présidentielle en Centrafrique créditent l'ancien Premier ministre Faustin Archange Touadéra d'une courte avance, a annoncé samedi la commission électorale après dépouillement de tous les suffrages exprimés dans la capitale. Avec 30.999 voix, l'ex-chef du gouvernement, aux affaires de 2008 à 2013, devance Anicet-Georges Dologuélé, qui a également été Premier ministre et qui recueille 28.162 suffrages. /Photo d'archives/REUTERS/Luc Gnago

Par Jeune Afrique

À la suite de l’éditorial de François Soudan, « Le banquier et l’ingénieur », nous avons reçu de la part du directeur de la communication du candidat Faustin Archange Touadéra une longue réaction, dont nous publions ici l’essentiel.

« Cet article, qui prend fait et cause pour un candidat, Anicet Georges Dologuélé, au détriment d’un autre, Faustin Archange Touadéra, est certes une analyse journalistique mais qui appelle, de notre part, un droit de réponse […].

En affirmant :

« Dologuélé est une chance pour les Centrafricains, sauront-ils la saisir ? »,

J.A. a manqué de précaution et s’est autorisé à se lancer dans la campagne électorale en faveur d’un candidat au mépris des lois et règlements de la République centrafricaine qui interdisent la campagne avant son ouverture officielle.

En affirmant que le candidat Dologuélé « a été le seul pendant cette campagne à réellement tenir un discours de rassemblement, alors que les partisans de son adversaire pour le second tour développent un discours clivant sur fond de tension entre chrétiens et musulmans », sans apporter la moindre preuve de ce discours discriminatoire et incendiaire, Jeune Afrique verse dans la subjectivité et veut planter le décor de la haine et de la zizanie au sein de la communauté centrafricaine.

Si tel en était le cas, Faustin Archange Touadéra ne devrait pas convaincre les Centrafricains de porter massivement leur choix sur lui qui, au demeurant, et contrairement à ses adversaires, présente un bilan élogieux, mesurable et quantifiable, ainsi qu’un programme rejoignant l’aspiration du pays profond […].

Son approche empreinte de vérité et de sincérité a joué en sa faveur, à la grande surprise de ceux qui ne connaissent pas les Centrafricains et leur vœu. Le ralliement de la quasi-totalité des candidats à la présidentielle et d’autres sensibilités nationales, à l’instar des collectifs des ex-Séléka et des anti-balaka, à sa cause est la preuve que l’homme présente tous les attributs d’un président rassembleur. Une précision toute simple : sa longévité à la primature ainsi que son bilan plutôt positif ont fédéré la majorité du peuple autour de lui à travers un seul mot : la confiance.

D’ailleurs, en attribuant au candidat Touadéra la profession d’ingénieur, J.A. ne connaît même pas l’homme et ne cherche même pas à avoir une idée de la personne ! Dommage pour un journal dont nous sommes tous fidèles lecteurs. »

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RÉPONSE

Afficher l'image d'origineLe climat de la précampagne pour le second tour de la présidentielle – prévu pour le 7 février – est préoccupant et ce type de réaction, que nous avons dû expurger de ses passages diffamatoires à l’encontre du candidat Dologuélé, ne contribue guère à l’apaiser. Nous sommes bien là, hélas, dans la logique d’un discours clivant.

Pour le reste, il est évidemment de notre droit de prendre position dans un débat électoral (ce que font d’ailleurs, sur l’air de la calomnie, nombre de journaux centrafricains proches de M. Touadéra).

Enfin, si l’auteur de cette mise au point s’était donné la peine de lire moins distraitement mon éditorial, il se serait rendu compte que la qualité d’ingénieur ne concernait pas son candidat, mais le président nigérien Issoufou.

François Soudan

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